Cette partie décrit l’activité de whale watching à La Réunion à travers les pratiques mises en œuvre sur le terrain.
Elle s’intéresse aux acteurs impliqués, aux types d’observations et à l’intensité de l’activité dans les zones fréquentées par les cétacés et par les bateaux.
Les indicateurs permettent de caractériser la pression exercée par l’activité d’observation sur les cétacés, afin de disposer d’une vision objective et partagée de son fonctionnement et de son évolution dans le temps.
Ces informations sont essentielles pour comprendre la dynamique du secteur, anticiper la pression potentielle sur les cétacés et accompagner la filière vers une gestion plus responsable.
L’activité de whale watching à La Réunion connaît une croissance soutenue, portée à la fois par les opérateurs professionnels et par les plaisanciers. Cette expansion rapide augmente le nombre d’embarcations présentes en mer et transforme profondément la manière dont les cétacés sont observés.
Les structures dites « directes » sont définies comme les structures proposant explicitement des excursions d’observation des cétacés ou la possibilité d’observer des cétacés lors d’excursions.
Les structures dites « indirectes » correspondent aux structures pouvant potentiellement pratiquer l’activité de façon opportuniste, ne mentionnant pas explicitement l’observation des cétacés dans leur communication, ou pouvant avoir les capacités de pratiquer l’activité.
Les données de 2003 et 2019 sont issues d’une publication scientifique réalisée en 2020 dont le CEDTM est co-auteur (disponible ici). Les données de 2023 et 2024 sont issues d’une étude sur les enjeux socio-économiques du whale watching à La Réunion réalisée en collaboration entre le CEDTM et l’IRD et avec la contribution du Cluster Maritime de La Réunion (disponible ici). Les données de 2025 sont issues du suivi effectué par le CEDTM.
Données issues du suivi réalisé par le CEDTM sur la base de l’étude sur les enjeux socio-économiques décrit précédemment, des données disponibles sur le site du TO.
Au-delà du nombre d’acteurs, comprendre la régularité et intensité de l’activité et le type de pratiques permet de mieux comprendre l’impact qu’elle peut avoir sur les cétacés. Quatre critères permettent d’y répondre : le taux de présence d’observateurs depuis un bateau, le taux de présence d’observateurs en mise à l’eau, le nombre moyen de bateaux autour des groupes de cétacés, et la proportion du type de bateaux sur une zone d’observation de dauphins ou de baleines à bosse (selon la période de l’année).
Ces données, issues des suivis réalisés par l’équipe Quiétude du CEDTM, permettent de quantifier la pression effective exercée sur les animaux et d’identifier les situations à risque. Elles sont indispensables pour comprendre les interactions homme–cétacés et pour orienter les stratégies de gestion vers des pratiques plus sûres, encadrées et respectueuses du vivant.
La saison des baleines à bosse correspond à la période entre la date de la première observation de baleines à la date de la dernière observation, lors des suivis réalisés par le CEDTM. Cette période est variable selon les années mais est compris entre juin et octobre.
L’inter-saison correspond à la période d’absence de baleines à bosse, donc entre octobre à juin.
Pour plus de détails sur la méthode de récolte de données, découvrez les bilans annuels de l’équipe Quiétude du CEDTM en cliquant ici.
Un bateau est considéré en observation lorsqu’il se situe dans un rayon de 300 m autour d’un cétacé ou d’un groupe de cétacés, correspondant à la zone d’observation. Le taux de présence indique la proportion d’observations de cétacés au cours desquelles a
Titre : Évolution du taux de présence de mise à l’eau avec les cétacés (par espèce). Sous-titre : Une mise à l’eau (MAE) est définie comme un groupe de personnes (= palanquée) en observation subaquatique des cétacés dans la zone d’observation. Le taux de
Plusieurs catégories d’embarcations sont rencontrées sur les zones d’observation :